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Jordanie - Aqaba


de calou, 02-10-2005

interminable traversee


En resume, pas de fast boat pour cause de reparation mais un ferry, sense partir a 21h30 pour 3h30 de traversee. Il y a eu une "peu" de retard, on est arrivee tout juste 11h00 plus tard que prevu. J'ai bien cru que Stephanie, ma co-equipiere pour la Jordanie, allait sauter par dessus bord !
on entre dans le bateau a minuit et on attend jusqu'a 5h30 pour jeter l'ancre. Il lui faudra 5h30 pour rejoindre l'Egypte, il etait en rodage (je vous jure !). On met la main sur les 3 occidentaux qui font aussi la traversee, histoire de collecter un minimum d'informations, rien d'indispensable, juste ce qu'on est cense faire pour embarquer. Le bureau des informations peut etre un bon secours... si vous parlez arabe (le javanais marche aussi mais on le parle pas non plus). Entre touristes, on se comprend, ou plutot, on compatit.
Vers minuit, ils daignent nous laisser monter dans le bateau. Ca a des airs de camp pour refugies. Tous ces gens, plein de sacs, attendant derriere des grilles. Hommes seuls d'un cote (ceux-la font plus penser a des travailleurs clandestins), famille et femmes seules (on est 2!) de l'autre.

Cette traversee est irrelle et on a du mal a croire ce qu'on voit. Le bateau est bonde car beaucoup d'Egyptiens rentrent chez eux pour le Ramadan. On ne cherchera pas a savoir si la capacite maximale de la betaillere est depassee. Le ferry est bonde. Imaginez plusieurs milliers de personnes aglutinees par terre, s'entassant comme du betail, parquees dans des conditions inimaginables. Ca fait sitting par terre, ca ronfle, ca fume (asthmatiques s'abstenir). Les ponts superieurs ont un petit gout de "Delivrance", le film (ceux qui l'ont vu comprendront) : que des mecs, et ils font peur. Il y a des gens partout et pas une place de libre.
Apres s'etre fait refouler du resto apres le repas, on squatte un bar qui n'est pas trop regardant sur les consommations.
Et on attend, et on attend, c'est interminable... le pire est de ne meme pas savoir quand nous partirons.
Cote conditions inhumaines, il y a aussi le coin des pipirooms : 2 toilettes pour 2.000 femmes, pendant 12 heures. Et c'est propre, une arabe. Ca se lave et transforme les toilettes en piscine.

En desespoir de cause, on arrive. On redoute un peu la sortie du bateau car l'attente a chauffe les esprits et les coups commencent a fuser.

Pour le retour, on y va a la nage !

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